La Méditerrannée et le Grenelle de la Mer
Energie-Environnement
La Méditerranée a besoin d'aide!
La Méditerranée a besoin d'aide!
Ils souffrent des mêmes maux mais pas avec la même intensité. Atlantique et Méditerranée partagent des inquétudes semblables, même si la grande Bleue encerclée par 23 pays riverains, cumule des handicaps de taille liés à l'absence de courants et de marées, liée aussi à la présence dense d'une population estivale dont il faut gérer les rejets. Le Grenelle de la Mer décliné ce lundi à Port-Leucate dans sa version Languedoc-Roussillon, sera l'occasion de passer au scanner cette Méditerranée dont les zones côtières sont peuplées de 143 millions d'habitants, auxquels s'ajoutent chaque année 175 millions de touristes.
Le mauvais état de santé de la Méditerranée se vérifie encore plus dans les pays du Sud. Plus de la moitié des zones urbaines de plus de 100 000 habitants ne disposent pas de stations d'épuration, 60 % d'entre elles déversant directement leurs eaux usées dans la mer.
De même, 80 % des décharges des pays de la Méditerranée méridionale et orientale ne sont pas contrôlées. Le milieu marin est particulièrement exposé au déversement des déchets agricoles, de particules en suspension dans l'air et d'eaux de ruissellement chargés d'agents pathogènes, de métaux lourds et de substances radioactives. Un cocktail dont on se passerait volontiers, auquel il faut ajouter les pollutions des bateaux.
On l'ignore, mais la Méditerranée qui pèse à peine 1 % des surfaces maritimes du Globe, absorbe chaque année 30 % du trafic mondial de gaz et d'hydrocarbures. Chaque année, c'est l'équivalent de cinquante Erika qui sont déversés en toute illégalité, rapporte WWF. Le même Erika dont on n'oubliera jamais l'irréparable empreinte dans le Golfe de Gascogne.
Jean-Marie Decorse et Pierre Sauvey
Le mauvais état de santé de la Méditerranée se vérifie encore plus dans les pays du Sud. Plus de la moitié des zones urbaines de plus de 100 000 habitants ne disposent pas de stations d'épuration, 60 % d'entre elles déversant directement leurs eaux usées dans la mer.De même, 80 % des décharges des pays de la Méditerranée méridionale et orientale ne sont pas contrôlées. Le milieu marin est particulièrement exposé au déversement des déchets agricoles, de particules en suspension dans l'air et d'eaux de ruissellement chargés d'agents pathogènes, de métaux lourds et de substances radioactives. Un cocktail dont on se passerait volontiers, auquel il faut ajouter les pollutions des bateaux.
On l'ignore, mais la Méditerranée qui pèse à peine 1 % des surfaces maritimes du Globe, absorbe chaque année 30 % du trafic mondial de gaz et d'hydrocarbures. Chaque année, c'est l'équivalent de cinquante Erika qui sont déversés en toute illégalité, rapporte WWF. Le même Erika dont on n'oubliera jamais l'irréparable empreinte dans le Golfe de Gascogne.
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